Ressource documentaire
3919 – Violences femmes : rapport 2025
Publié le 11 mars 2026
3919 – Violences femmes : rapport 2025
La Fédération nationale Solidarité femmes (FNSF) a publié en mars 2026 son rapport annuel sur les chiffres 2025 des appels au 3919.
Pour rappel, ce numéro est une ligne d’écoute, d’information et d’orientation pour femmes victimes de violences. Il s’agit d’un numéro national qui propose des réorientations vers les structures locales à même d’accompagner les victimes.
Une augmentation du nombre d’appels
En 2025, 170779 appels ont été reçus au 3919. Parmi eux, 108241 ont été traités par les écoutantes, soit 7.8% de plus que l’année précédente (p10). Le rapport fait état d’appels plus longs du fait de situations plus complexes notamment.
78% des appels pris en charge concernent des violences faites aux femmes : 92% pour violences conjugales et 7.4% pour violences sexuelles (p11).
La recherche d’information et des demandes concernant d’autres types de violences sont un autre motif d’appels. L’association dénonce une augmentation du nombre d’appels parasites opérés par des groupes masculinistes visant à saturer la ligne. Ils représentent 12% des appels. (p17).
Focus sur les violences conjugales
L’association a constaté une augmentation de 13.3% d’appels pour violences conjugales (p19).
L’Occitanie est la troisième région d’origine des appels avec 9.6% d’appels (p22) : ils constituent une légère sur-représentation par rapport à la proportion de femmes de plus de 20 ans résidant dans cette région (9.2%) (p24).
Concernant les victimes :
- Les appelantes sont majoritairement âgées entre 30 et 39 ans et entre 40 et 49 ans (p25).
- 12% d’entre elles avaient déjà subi des violences antérieures (p25).
- Les violences psychologiques sont la forme de violences dénoncées qui revient le plus (85% des violences dénoncées), suivies par les violences verbales (71%) et les violences physiques (48%). Les femmes décrivent en moyenne subir 3 formes de violences (p30)
- 79% des appelantes ont témoigné du fait que ces violences avaient des conséquences sur leur santé (p13)
- 57% des appelantes avaient au moins un enfant, victime de violences indirectes dans 96% des cas (p14)
- 51% des appelantes cohabitaient avec leur auteur au moment de l’appel.
Concernant les auteurs :
- Ils sont principalement âgés entre 30 et 39 ans et entre 40 et 49 ans. Néanmoins, l’association constate une augmentation des violences commises par des hommes de moins de 30 ans. (p26),
- L’agresseur était le partenaire régulier de l’appelante dans 66% des situations. L’association constate une hausse du nombre d’appels concernant des violences commises par l’ex-partenaire (33%, contre 27% en 2019) (p28).
- D’après les appelantes, 8% des auteurs avaient déjà commis des violences par le passé (p26) et 2.4% avaient été victimes de violences (p27).
Les agresseurs sont plus fréquemment en activité que les victimes, décrivant une situation de potentielle dépendance économique pouvant renforcer les violences conjugales (p42).
50% des appelantes avaient entamé des démarches auprès de services de santé, de Police/gendarmerie, de Justice et de services sociaux.
Retrouvez l’intégralité du rapport au lien suivant.
Rapport annuel