Les rapports de domination structurant nos sociétés contemporaines se reflètent dans nos usages numériques. Les violences qui s’exercent dans l’espace numérique ne sont donc pas déconnectées des rapports sociaux hors ligne, et elles ne peuvent s’étudier sans revenir aux racines de notre société patriarcale. Une étude du Haut Conseil à l’Égalité (HCE) révèle que 73 % des femmes interrogées déclarent être victimes de violences sur les réseaux sociaux. Ces violences n’échappent pas au domaine du couple : les cyberviolences conjugales touchent 90 % des victimes de violences conjugales. Le CIDFF de l’Hérault, association d’accompagnement pluridisciplinaire de femmes victimes de violences conjugales, s’est saisi du problème en créant le dispositif Protect’Me. Après un premier travail réalisé pendant 2 ans par Estelle Quenderff, étudiante en Master IDS (voir la fiche synthèse et le mémoire) au sein de la structure, Alice Solari Thelot a poursuivi la mission et s’intéresse ici aux limites posées au déploiement pérenne de celui-ci.
PROTECT’ME : une réponse locale à un problème systémique, l’expérience du CIDFF de l’Hérault face aux cyberviolences conjugales
Publié le (mis à jour le ).
Personnes ressources
Autrice : Alice SOLARI THELOT
Dirigée par : Laurence DREYFUSS, Maîtresse de conférences, laurence.dreyfuss@univ-montp3.fr
Période de réalisation du mémoire : 2024-2025